PALAIRAC, SON EGLISE SAINT SATURNIN ET SON PASSE MINIER
PALAIRAC, SON EGLISE SAINT SATURNIN ET SON PASSE MINIER
Mise à jour : La fresque Chapelle St Roch
Le nom de Palairac viendrait de Palarius ou Palearius, nom gallo-romain issu de palearium, grenier à paille, suivi du suffixe acum désignant la villa ou le domaine de Palarius.
En 842 le Roi Charles le Chauve donna à Milon, un de ses fidèles, le domaine de Palairac.
En 876 Palairac devint propriété de l'Abbaye de Lagrasse.
Aux XIIème et XIIIème, pour sa possession le village fit l'objet de conflits nombreux entre la Seigneurie de Termes et l'Abbaye de Lagrasse. L'objet de la querelle : les "richesses minières" de Palairac.
Le castrum fut construit vers 1175 par les Seigneurs de Termes sans autorisation de l'Abbaye. Dans la seconde moitié du XIIIème Olivier de Termes rendit définitivement Palairac à l'Abbaye qui conserva la propriété du village jusqu'à la Révolution.
Le 18 Août 1283, Philippe le Hardi, Roi de France et Jacques II, Roi de Majorque, signèrent à Palairac un traité concernant la baronnie de Montpellier. La signature de ce traité, à Palairac, est pour le moins étonnante. En effet, la veille à Carcassonne, les deux souverains signaient un autre traité se rapportant à l'invasion de l'Aragon. Pourquoi avoir choisi Palairac pour le second traité, à 60 km de Carcassonne, difficile d'accès, au château sans importance, alors qu'une signature, la veille à Carcassonne ou tout simplement en restant dans cette ville, eut été plus facile ?
Au XVIème le village bas actuel se développa et à partir de la fin XVIIème les pierres du château servirent à la construction des habitations.
Les mines furent exploitées à Palairac depuis l'Antiquité jusqu'à la guerre 1940-45 : fer, argent, plomb, antimoine, or... On ne signale pas assez souvent qu'en plus d'un pays cathare, dont l'existence a été relativement courte, les Corbières ont été un pays minier et ce pendant plusieurs millénaires.
Le village de Palairac est situé dans le département de l'Aude, dans le Sud de la France. Au coeur des Corbières, il est sensiblement à égale distance de Couiza, Narbonne et Perpignan. Aujourd'hui très peu peuplé (environ 40 résidents permanents), il a compté néanmoins jusquà 250 habitants pendant l'exploitation minière.
L'église Saint Saturnin (ou Sernin) est citée la première fois dans les textes en 1118. Elle est inscrite depuis 1998 au Répertoire Supplémentaire des Monuments Historiques et possède un riche mobilier, rare pour une si petite église. Quelques pièces de ce mobilier méritent l'attention comme la Vierge à la bille ou encore la mystérieuse fresque au temple abritant les Tables de la Loi et le Saint Calice...
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